Le hockey subaquatique est un sport collectif se jouant au fond d’une piscine.
Cette discipline se pratique en apnée avec, pour accessoires, un masque, un tuba, des palmes, une petite crosse et un palet.

On peut donc se poser la question suivante : en quoi un podologue peut-il intervenir sur un sport aquatique ? En effet, les sports aquatiques ne présentant pas d’appui au sol, nous pouvons nous interroger sur la légitimité du podologue?

Cherchons un peu plus loin dans cette pratique sportive pour avancer sur ce point.
Notre lien de départ entre ces deux domaines est le pied : extrémité du moteur naturel pour l’un et base de travail pour l’autre. Pour augmenter sa rapidité dans l’eau le hockeyeur utilise des palmes. Elles permettent donc d’augmenter la force musculaire et la réactivité du joueur.
On distingue deux types de palme qui se différencient par le chausson :
le chausson classique refermant le pied dans sa globalité avec une surface plantaire plane.
le chausson ne refermant que l’avant et le médio pied avec sa sangle postérieure pour maintenir le pied. Certains chaussons sont fait « sur mesure » c’est-à-dire que le fabriquant demande le pourtour du pied et la circonférence du coup de pied.
Pour améliorer l’efficacité de son palmage, il faut une bonne solidarité entre le pied et la palme. Or quand on questionne les hockeyeurs, on constate qu’il existe des conflits entre le pied et la palme provoquant des douleurs de type tendinites, crampes, courbatures, l’apparition de rougeurs, d’ampoules (phlyctènes pour les puristes) et de mycoses.

Ainsi le podologue peut intervenir dans la lutte des conflits se produisant entre le pied et la palme par l’intermédiaire d’un appareillage moulé au pied dans les deux types de chaussons.

Après un examen approfondi du sportif, des palmes, une connaissance des mouvements spécifiques de cette pratique sportive ou une mise à l’eau pour mieux comprendre le problème du geste sportif survenu, le podologue apportera une solution adaptée au pied et à son chaussant.

Pour lutter contre les problèmes de conflits avec le chausson, le podologue pourra couler des semelles en polyuréthane dans le chausson, le produit va s’expanser en prenant la forme de la sole plantaire et combler les espaces vides.
Ces semelles vont permettre d’adapter de manière physiologique le chausson au pied (et non l’inverse) en réduisant les mouvements parasites du pied dans la palme et en permettant un meilleur transfert des forces musculaires à la palme.
Concernant les chaussons avec languette postérieure, une semelle ne peut se confectionner dans ce cas mais de petits appareillages en silicone (orthoplasties) moulés directement dans le demi-chausson peuvent apporter des solutions au problème constaté.
Chaque problème a une solution quelle soit réglée par un chausson mieux adapté au pied ou par un problème fonctionnel lors de la pratique sportive.

Vianney TRACHET
Podologue du sport D.U.