(Image réalisée au cente Podotech de Clermont-Ferrand)

Pour commencer voici quelques chiffres:

Au cours d’un marathon les pieds rentrent en contact avec le sol de 500 à 1250 x, c’est à dire 50 à 70 x /min pour chaque pied. Sachant que la force appliquée au squelette et aux articulations est de 2,5 à 4 x le poids du corps à chaque impact, vous obtenez un poids total supporté de 40000 tonnes par marathon, en fonction du poids du coureur et du terrain..!

Vous l’avez compris le moindre déséquilibre musculaire ou articulaire, associé au choix d’une mauvaise chaussure, peut avoir des conséquences à moyen terme désastreuse pour le corps.
Avant de se lancer dans ce type de pratique, il convient donc de s’assurer que vous n’avez pas de trouble statique, et que votre matériel vous est bien adapté.

Des analyses posturales et dynamiques seront effectuées chez votre Podologue, et passeront en revue les éventuels déséquilibres biomécaniques.

Différentes pathologies peuvent être mise en évidence pendant les trois temps de la course: 
– la Pronation de l’arrière, du médio ou de l’avant-pied,
– la Supination de l’arrière, du médio ou de l’avant pied,
– l’asymétrie de l’angle de pas: ouverture ou fermeture du pas d’un côté,
– l’adducteur twist, caractéristique d’un manque de rotation de hanche….

Le choix dune bonne chaussure passe par quelques critères : 
– protéger le pied,
– assurer un bon maintien,
– absorber les ondes de chocs,
– être légère.

La légèreté n’est pas le facteur le plus important, loin de là!

Des études ont prouvé que le gain de 100 à 150g sur la chaussure dans un sport rectiligne comme la course, ne ferait gagner en définitive qu’une petite minute à la fin d’un marathon.
Reste a chiffrer combien de temps fait perdre trop de légereté au dépend d’un bon maintien.

Pensez également à la durée de vie de votre chaussure: passé 850 km en moyenne, les caractéristiques des matériaux qui la composent ont largement perdus en efficacité .

Attention aux chaussures anti-pronatrices, car leurs usures sur le talon externe peut engendrer des instabilités et déséquilibres de chevilles auxquels le coureur pronateur est très sensible!

A l’heure actuelle les podologues du sports sont unanimes:
Choisissez une chaussure de qualité (milieu à haut de gamme en fonction de l’utilisation et du terrain), universelle avec semelle de propreté amovible (les anti- pronatrices  restent très décevantes..), et appareillez la plutôt si besoin d’une semelle thermoformée sur mesure élaborée par un podologue du sport, qui grâce à la correction des déséquilibres posturaux assurera: une bonne répartition des charges, un amorti efficace, et un travail articulaire et musculaire optimum du membre inférieur au rachis…

Qui plus est, la durée de vie de votre chaussure s’en verra rallongée!

Yannick REPECAUD
Podologue du sport D.U.

Bibliographie: 
Certaines informations sont extraites du magazine Jogging-article Gerard Soulier.